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Histoire de Mickaelo Salemonca
22 mai 1974, 8 ans avant la naissance de Mickaelo – Aconchi, Etat de Sonora, Mexique
- Tu es sûr de ton coup Salva ?
- Plus que sûr. Je veux faire mes preuves, je veux montrer que je suis capable de gérer un business.
- Bien. Prends ce bandana, ce flingue et entre dans le magasin. Tue le.
- On est sûr que c’est lui ?
- José en est persuadé, oui.
- Bien.
Salvadore sortit du véhicule en rangeant son pistolet au niveau de sa ceinture. Il entra avec son bandana de couleur bleu relevé au-dessus de son nez, sa respiration était haletante. Ses lunettes noires étaient mouillées par la transpiration. Le stress était présent en lui. Il portait une casquette pour dissimuler encore mieux son visage.
Dès qu’il vu l’homme en question, Delvo Morianes, un trafiquant des Norteños, il sortit son arme et tira jusqu’à entendre que celle-ci soit vide.
Cet acte lui permit d’être reconnu officiellement comme membre de la MS13 à l’âge de 21 ans. A partir de ce jour-là, Salvadore tomba dans un état de dépendance à la drogue, le sexe et la violence.
3 ans plus tard, en 1977
Une prostituée du nom de Maria Vesier avait été engagée pour une soirée organisée par Salvadore. Salvadore était un flambeur, il aimait s’exhiber, se prendre de haut. C’était le stéréotype même de l’homme contrôlé par l’argent. Etrangement, celui-ci fût frappé par la beauté de Maria et décida de lui proposer de devenir « sa pute personnelle », autrement dit son seul client. En échange, il lui proposa, sans vraiment lui laisser le choix, de lui offrir de s’occuper d’elle, de la nourrir, de lui trouver un foyer.
22 octobre 1982
Bien que cela ne réjouissait pas Maria, Salvadore lui était plus qu’heureux. Une relève était prête à arriver pour son business, un futur homme de confiance, son fils. Maria voulait avorter mais elle n’osait pas dire à son « unique client » qui, depuis, était devenu comme son mari si ce n’est que la fidélité n’allait que dans un seul sens, qu’elle ne souhaitait pas d’enfant avec lui. Elle craignait les coups, voir la mort. Salvadore pouvait se montrer violent, il aimait avoir le contrôle, devait avoir le contrôle. S’il voulait un enfant, elle devait le lui donner, même si elle savait que celui-ci ne serait jamais heureux avec un père pareil.
2 juillet 1982
Sabas fût né. Sa mère et lui vivaient dans une maison simple dans un quartier très tranquille. Son père venait de temps à autre pour s’assurer de leurs bonnes santés. Salvadore ne voulait pas mêler ses affaires avant un certain âge, il voulait attendre le bon moment.
Vers l’âge de 9 ans, Sabas commence à comprendre que son père n’est pas comme les autres pères, mais celui-ci explique juste qu’il doit partir travailler loin. Malgré tous, des rumeurs couraient dans les couloirs de son école privée. Mais personne n’osait lui dire de quoi il s’agissait, sûrement par peur de représailles.
A l’âge de 14 ans, Sabas était sur le chemin du retour de son école lorsqu’un véhicule s’arrêta à sa hauteur. A son bord, 4 hommes d’une trentaine d’années, Sabas pu remarquer immédiatement des armes à feu à leurs pieds mais ceux-ci ne semblaient pas lui vouloir de mal. Au contraire, ils lui demandèrent de transmettre leurs salutations à son père. Mickaelo comprit à cet instant que son père n’était pas qu’un simple travailleur honnête et rarement présent pour sa famille.
Entre l’âge de 14 ans et 16 ans, Sabas se mit en quête de comprendre ce que manigançait son père. Il trainait régulièrement dans les bas quartiers après les cours, faisait quelques bêtises avec des membres de l’organisation de son père mais jamais rien de grave. Les membres ne voulaient pas qu’ils le suivent et quand ils devaient bouger pour « quelque chose », ils n’en parlaient jamais devant lui.
Sabas fût donc habitué à 2 milieux, celui de son école privée avec la haute caste ainsi qu’une mère aimante et celui de gangmembers de la Mafia Mexicaine sans réellement pouvoir participer à leurs affaires.
Sabas ne semblait pas se rendre compte du risque que cette organisation représentait pour sa famille.
13 avril 1998
3 tirs. Une balle d’abord dans la jambe gauche pour le mettre à terre, une ensuite dans le ventre pour l’insulter et une dernière dans la tête pour achever le travail.
Sabas avait tout vu, sa mère lui avait de se cacher derrière une armoire où il y avait un petit renfoncement mais il n’avait pas résisté à sa curiosité, il le regretta.
Sa mère elle pleurait, elle ne s’était pas cachée mais ne fût pas tuée. Le tireur ne lui accorda qu’un seul sourire avant de partir. Son unique objectif semblait être Salva.
Salvadore laissait régulièrement de l’argent pour « sa famille ». Lors d’un enterrement, un ami de celui-ci apporta un sac à Maria remplit de billets et de papiers. Maria reçu ses condoléances mais également l’obligation de quitter le Mexique.
Tout était préparé par l’organisation : une nouvelle identité pour elle et son fils ainsi qu’une nouvelle vie : Gabriela et Mickaelo Salemonca de Abilène, au Texas. Nés sur le territoire américain. Salemonca était le nom de famille de la mère de Maria, elle ne savait pas comment ceux-ci avaient réussit à obtenir cette information.
La mère de Maria était une femme sage mais pauvre vivant avec son mari agriculteur. Ils vivaient loin de la ville à leur ferme avec le peu qu’ils avaient, mais ça leur suffisait. Sabas, ou désormais Mickaelo, ne les rencontrait qu’une seule fois par an, mais il avait pu remarquer la bonté de leurs cœurs. C’était pour lui un honneur de pouvoir porter le nom de sa grand-mère. Cependant, il ne se fît jamais au nom de « Mickaelo » qu’il détestait.
Leur vie au Texas était calme et simple. Mickaelo termina se études comme si de rien était, des études en économie mais il n’avait jamais fait de spécialisation et s’était arrêté à ses 18 ans une fois son diplôme obtenu.
Lors de sa 20ème année, Maria, désormais Gabriela, semblait se laisser aller dans la déprime. Alcools, hommes et drogues étaient devenu son quotidien pour oublier son passé. Mickaelo ne supportait pas de voir sa mère, qui a toujours été une sainte à ses yeux, sombrer dans cet état ainsi que de voir des inconnus profiter de sa mère qui retournait à ses anciennes activités pour pouvoir payer le loyer. En effet, en 4 ans, tout l’argent laissé par Salvadore avait disparu dans la consommation de Gabriela. Elle pleurait tous les soirs d’avoir été aussi égoïste ce qui ne l’empêchait pas de continuer.
Afin d’aider sa mère et de la sortir de là, Mickaelo décida de chercher à faire un maximum d’argent en un minimum de temps pour pouvoir rapidement agir. Il sortait tous les jours à la première heure pour se présenter au coin d’un carrefour avec un panneau « search job ».
Un jour, 3 motards coupèrent leurs moteurs vrombissant à sa hauteur. Leurs vestes en cuir où un petit bonhomme au Sombrero était sur leur dos et leurs carrures l’impressionnèrent. Celui qui parla en premier possédait un patch « sergent d’armes ». Cela faisait plus d’une semaine qu’ils l’observaient depuis le bar où ils allaient boire tous les midis. Ils voulaient lui proposer un job assez simple : transférer un sac d’un point A à un point B. Si Mickaelo exécutait la mission, il recevrait 300$ et ils lui offriraient un verre. Il n’était pas idiot, il savait qu’il n’y avait rien de légal dans ce sac, mais 300$ pour une petite heure de bus, c’était rentable.
Mickaelo exécuta la mission. En revenant, les 3 motards l’attendaient au bar plein sourire, ils étaient déjà au courant de la bonne livraison du sac. Ils apprirent à faire connaissance avec Mickaelo qui se montra assez bavard avec eux et expliqua ses antécédents. Les 3 motards furent pris de compassion pour lui et lui proposèrent de revenir le lendemain midi.
Le lendemain, un seul motard était là. C’était le sergent d’armes, il lui dit de monter et le conduisit à un bâtiment un peu en retrait de la ville. Lorsqu’ils arrivèrent, Mickaelo ne put en croire ses yeux : une trentaine d’hommes avec ce même cuir l’attendaient et lui offrir une quantité phénoménale de tapes dans le dos et d’alcools. Mickaelo passa la meilleure journée de sa vie et pu dormir le soir sur un vieux matelas à l’intérieur. Sa mère ne remarqua même pas son absence.
Mickaelo passait de plus en plus de temps avec ces motards, il faisait de plus en plus de missions rémunératrices afin d’aider sa mère qui malgré cela ne sortait pas de son état. Après quelques temps, un membre du club, Ayron, acheta une nouvelle moto. Le soir suivant son achat, il proposa à Mickaelo de gagner 2 choses, sous l’accord de son club : gagner sa moto et le rang de prsopect s’il acceptait de combattre contre lui dans la cage. Mickaelo accepta, il réussit à gagner contre Ayron qui, entre-nous, l’avait laissé gagner.
Après plus d’un an et demi à traîner avec le groupe, Mickaelo fût un jour appelé dans l’arrière salle et reçu son full-patch avec une mise en scène plus que banal mais sympathique. Mickaelo était devenu un Bandidos.
Au final, Mickaelo suivait un peu le même tracé que son père mais avec un comportement plus mesuré et dans une organisation à la structure et à la passion différente. Chaque année, Mickaelo pouvait accéder à des informations et responsabilités supérieures. Au fil du temps, Mickaelo monta en réputation et il traina toujours avec les 2 mêmes gars : Nikolai et Jamal.
A l’âge de 38 ans, il apprit la mort d’un de ses amis proches : Josh, le dernier membre du chapitre de Las Venturas. En arrivant sur place pour les funérailles, Mickaelo apprit de Mélina, la femme de Josh, que sa mort était suspecte. Il demanda à son Président l’autorisation de rester pour mener l’enquête. Le Président téléphona au Président de l’Etat qui fût très intéressé par l’idée, non pas par compassion mais par intérêt personnel, cela l’arrangeait pour conquérir l’Etat dans son ensemble, il proposa non pas de simplement rester mais de reprendre le chapitre.
Dernière modification par mickaelogr (22/04/2020 01:33)
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Lourd!! Bravo
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