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#1

08/04/2018 01:55
Albathorn
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Lieu : Abigail Tsumi#8248
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Kayla Lawrence, the kinky one.

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Nobody can handle me.
I'm gone when the shit's too strong, the night's too long, I took too much and I've gone too far.
And I might not make it...

Nocturne, taciturne, l'état dans lequel demeurait Los Santos depuis que le crépuscule avait décidé de s'abattre sur ses gratte-ciels et côtes. Belmont ne dérogeait pas à la règle. Chats errants et autres animaux dénués d'habitudes diurnes cohabitaient, alertes face aux quelques riverains sillonnant les ruelles à la volée. Par les fenêtres ouvertes de son appartement, Kayla se délectait de ce qu'elle associait désormais à un calme olympien. Le bruit de fond de cette ville : véhicules, tirades indescriptibles rompant le silence environnant, et autres sonorités atypiques...

Vautrée dans un canapé qui n'avait que trop souvent partagé ses soirées de solitude, la jeune femme s'était égarée une fois de plus dans le flot de ses pensées. Ses genoux doucement ramenés contre sa poitrine, l'une de ses mains aventurée dans sa propre chevelure, son regard flirtait avec le vide. Comme si concentrer son attention sur quelques centres de désintérêt aurait pu rompre ce dialogue si passionné avec son fort intérieur. Couplé à cela, la pesanteur des nuits de la ville des saints, de plus en plus chaudes...

Etouffée. Oppressée. Seule et pourtant si préoccupée par cette sensation d'être épiée, jugée. Avait-elle passé trop de temps, allongée là? Ou ses pensées dépassaient-elles ce qu'elle était capable de gérer...? D'un élan presque teinté de panique, la demoiselle décida de s'élancer vers la porte la séparant de la liberté. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour décrire le tout, la belle était à l'extérieur, s'imprégnant par de profondes inspirations de l'ambiance extérieure. Un sourire, un soupir. Et un laché prise.

Son appartement avait l'avantage d'être en haut. Tout en haut de ces escaliers... Et d'offrir une vue imprenable sur Los Santos, tout en restant à l'abri de l'agitation que peuvent amener les nuits. Presque sans hésitation, Kayla se dirigea vers le poste de vue qu'elle appréciait tant : les toîts de Belmont. Callant le creux de son talon sur la barrière s'offrant à elle comme sur un étrier, elle s'aida de ses mains pour se hisser sur le toît, agrippant du mieux possible les tuiles, légèrement glissantes comme à leur habitude. Une fois propulsée sur cet observatoire improvisé, son équilibre retrouvé, elle fit quelques pas, frottant ses paumes contre son jean en balayant du regard ce qui s'offrait à elle.

Sous ses pieds, Belmont, presque figé alors que la pénombre l'avait gagné. Ce quartier, elle en avait presque fait son "chez-elle". Elle, qui pourtant n'y était pas née. Elle, qui avait passé la majeure partie de sa vie bien loin d'ici. Comment cette terre inconnue pouvait-il désormais si paisible, sereine, presque appaisante? Avec l'aisance d'un félin, la belle vint s'installer en tailleur sur les hauteurs du quartier, perdant son regard au creux de la voie lactée.

Elle qui était née et avait grandi dans la banlieue de Rockshore West, en périphérie de Las Venturas, ne se serait jamais doutée de ce qu'un simple déménagement aurait pu changer en elle. Après seize années passées au même endroit, ce fut Idlewood qui les accueillirent, elle et sa mère. Et plus précisément Belmont... Quartier dont elle s'éloigna au final bien vite, le fuyant presque. Toujours accompagnée, mais plus de sa mère cette fois. Retournant à ses racines, Las Venturas. Puis San Fierro. Et trois années plus tard, la voila de retour.

Retrouver Las Venturas après s'en être éloignée l'avait rendue nostalgique, presque conquise de retrouver la ville qui ne dort jamais et de goûter à nouveau à ce qui avait bercé son adolescence. Mais Belmont... Elle y était revenue, simplement. Presque comme si elle ne s'en était jamais séparée. Que ces trois années n'avaient été qu'une semaine, deux semaines tout au plus... La sensation de s'y sentir chez soi. Peu importe le reste.

Laissant doucement son regard chuter sur la paume de ses mains, Kayla les balaya du regard, comme si les lignes au creux de celles-ci lui remémoraient tous les souvenirs ancrés ici. Belmont avait permis à ces mains de créer, réparer... Mais aussi de détruire. Ici elle avait eu l'occasion de voir des gens vivre, parfois survivre, et bien souvent crever. Et plus que tout que, Kayla avait resuscité ici.

Dans un soupir elle se laissa doucement retomber sur les tuiles, calant ses bras croisés sous sa chevelure ondulée. Son regard à la dérive, s'enivrant des étoiles lui apparaissant de mieux en mieux, elle esquissa un sourire presque tendre. La jeune femme qu'elle était en arrivant ici avait su rompre sa coquille, quittant le nid pour déployer ses ailes... Mais au lieu de rejoindre la nuée et voler toujours plus haut... N'est-il pas plus plaisant de planter ses serres dans la chair de ses proies et les guetter s'écraser, quelques mètres plus bas?

Dernière modification par Albathorn (08/04/2018 02:00)

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#2

08/04/2018 08:14
KAALOU
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Re : Kayla Lawrence, the kinky one.

Ma-gni-fique.

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#3

09/04/2018 03:15
Albathorn
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Re : Kayla Lawrence, the kinky one.

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It's all about the game and how you play it, all about control and if you can take it, all about your debt and if you can pay it...
It's all about pain... And who's gonna make it.

Une enveloppe ouverte de manière précipitée. Un sac jeté sur un lit. Et des affaires soigneusement embarquées dans ce dernier. Tout s'était très vite enchaîné en quelques jours. Même si Kayla et Judith avaient discuté plus d'une fois de leur passion commune pour le divertissement sportif que constitue la lutte professionnelle, l'idée de se rendre à l'un des plus grands événements autour de ce centre d'intérêt n'avait émergé que quelques jours auparavant. C'est ainsi que Kayla s'était retrouvée à réserver en ligne deux billets pour cet événement...

Floor N. Row 13. Mercredes-Benz Superdome. Nouvelle-Orléans. Louisiane. C'est à cet endroit que se trouverait le duo le dimanche huit avril, quelques peu avant seize heures trente. Le rendez-vous était établi, les places prises. Kayla et Judith assisteraient en direct à l'immense show que constitue Wrestlemania chaque année.

Les places étaient entre ses mains. Et son sac prenait forme, constitué de quelques vêtements de rechange, d'affaires de toilettte. Tout le séjour avait été organisé par ses soins : vol, hôtel, restauration... Ne restait plus qu'à patienter sagement jusqu'au moment du départ...

I am the game, you don't want to play me... I am control, no way you can change me... I am heavy debt, no way you can pay me.
I am the pain... And I know you can't take me.

Affaires déposées dans leur chambre d'hôtel, à peine pris connaissance de la ville et de ses points clefs, que déjà l'heure de se rendre à l'événement pointait le bout de son nez.

Chacune une Corona en main, Kayla et Judith prirent place pour assister à ce show monstrueux. A coup de "This Is Awesome", de foule qui se lève comme un seul homme, d'effects pyrothechniques et de thèmes tous plus mythiques les uns que les autres, les heures défilèrent, offrant aux jeunes femmes des souvenirs mémorables...

Try to figure out what my move's gonna be... Come on over sucker, why don't you ask me?
Don't you forget that the price you can pay. Cause I am the game and I want to play...

A peine vautrées dans le lit de leur chambre d'hôtel, à quelques rues du Mississipi, le temps de récupérer de leurs émotions, que les belles se jetèrent de complices regards. Elles étaient à la Nouvelle-Orléans, la nuit ayant pris possession de la ville... Et elles n'avaient rien à penser, si ce n'est profiter...

- " Hey, Jude... Faire le tour des bars de Bourbon Street pour finir la soirée en beauté... T'en dis quoi, hm? "

- " Allez... "

Reprenant sur elles juste de quoi profiter au maximum, les jeunes femmes arpentèrent la rue de tous les vices à la recherche de leur premier bar où s'installer. La musique, les rires, et les vapeurs d'alcool s'emparaient déjà de Kayla et Judith, et la nuit ne faisait que commencer. S'achetant des chips typiques de Louisiane appelées Zapps au Voodoo, histoire d'éponger l'alcool qui coulerait à flot, elles enchaînèrent dans une sorte de barathon les différentes liqueurs et cocktails s'offrant à elle.

Enivrées par cette ambiance festive, il était presque impossible de ne pas se laisser porter par toute cette folie aux allures si sereine et joviale. Leurs talons heurtant l'asphalte ne faisaient presque pas de bruit au coeur de ce tourbillon nocturne. Enseignes lumineuses, stroboscopes et autres jeux de lumières colorées se mêlaient au coeur des pupilles dilatées par l'alcool de Kayla et Judith. Cette soirée était un délice... Presque au point d'en perdre ses repères et de voir ses limites floutées, balayées...

Sans être capables de discerner clairement l'heure, le chemin qu'elles avaient emprunté ni même le nombre de verres qu'elles avaient pu porter à leurs lèvres, elles s'étaient allongées toutes deux dans ce lit, digne d'un cocon après tout cet alcool... La nuit s'annonçait courte... Après tout, les demoiselles avaient intérêt à se lever tôt si elles voulaient espérer croiser quelques alligators au coeur des bayous de la Nouvelle-Orléans...

Dernière modification par Albathorn (09/04/2018 12:21)

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#4

09/04/2018 03:57
Jahquil
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Re : Kayla Lawrence, the kinky one.

Les dix ans de RP, on les ressent

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#5

09/04/2018 08:12
Reizen
Je suis plus staff stop
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Re : Kayla Lawrence, the kinky one.

Jahquil a écrit :

Les dix ans de RP, on les ressent

Pourquoi tu répètes ce que je dis ?


sex

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#6

09/04/2018 14:13
Albathorn
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Re : Kayla Lawrence, the kinky one.

2yio.png
It's not like I made the choice
To let my mind stay so fucking messy

La musique résonne inlassablement, s'heurtant aux murs du club, aux corps, aux breuvages alcoolisés. Le corps enfoncé dans un fauteuil, mes coudes prenant appui sur mes cuisses, j'appuie à nouveau, du bout de l'index, sur le bouton servant à verrouiller mon téléphone. L'écran s'illumine, affichant quatre heures cinquante-deux. Je laisse échapper un soupir, mes lèvres dessinant un bref sourire narquois. Me redressant légèrement dans ce fauteuil en prenant une inspiration, j'empoigne dans la foulée mon verre. Son contenu, d'un bleu vif, se laisse transpercer par les lumières du club. Mon regard s'y perd. Les glaçons ont pour la plupart fondu, il n'en reste que des bouts, semblables à de la glace pilée, flottant lamentablement à la surface de la boisson, liquoreuse à souhait. J'opine doucement du chef avant de déposer mes lèvres charnues sur les bords du verre, le finissant d'une traite. Le déposant brutalement sur la table, je le repousse, faisant signe au serveur de s'approcher.

Je commande une bière. Une Corona. En bouteille. Cinquante centilitres me conviendront parfaitement... Judith me suit. Et le même cocktail que le précédent. Et que tous les précédents. Le Blue Lagoon. Mon cocktail préféré... J'aime la vodka. J'affectionne tout particulièrement le curaçao. Et le citron, ce côté acide, ça me fait frissonner, et ça coupe la chaleur de l'alcool. Après tout ce que j'en ai bu, sans utiliser de paille, ma bouche se colore de bleu. Ma langue. Mais également et surtout mes lèvres. Notamment le bord intérieur. Même si je n'ai pas la peau pâle... On dirait un cadavre. Ma comparse enchaîne pour sa part les Piña Colada. Ses pommettes se rossissant la rendent pleine de vie. Et nous voici aux antipodes de ce que l'alcool peut offrir...

Si j'étais encore une adolescente, ce soir je me serai sentie adulte... Mais désormais... Peut-on dire que je suis adulte désormais ? Ou ai-je simplement stagner ? Les bouteilles et les verres déposés sur la table me sortent de mes pensées. Je sors quelques dollars, que je tends au serveur. Qui s'empresse de les prendre et de s'éloigner. J'empoigne aussitôt ma bière, m'enfilant quelques gorgées. Mon regard se perd dans le vide. Sur les corps qui ondulent. Les gens qui rient, dansent, vibrent au rythme et au son des basses. Ma main gauche tient fermement ma bouteille, alors que les doigts de ma main droite se perdent dessus.

Des gouttes perlent sur le verre, humidifiant le papier, collé, comportant la marque et les informations du breuvage. Un pan semble s'être décollé... Ou ne jamais avoir été collé, à vrai dire... Mes doigts s'en emparent. Je le passe, le repasse entre mes doigts, entre mes ongles... Je sens le papier onduler, s'affiner sous mes pressions répétées. Un bout s'en déchire finalement, m'ôtant une grimace alors que je l'envoie voler à terre, passant mes doigts dans ma chevelure. Tout me déçoit. Rien n'est plus à la hauteur. Rien ne vaut plus la peine d'être vécu. Et j'ai tant de mal à savourer chaque instant...

Je suis ici pour profiter, c'est ça ? Profiter de quoi, au juste ? Je suis accompagnée, dans un lieu bondé, et pourtant j'ai la sensation que je suis seule, que j'ai tout perdu. Profiter de quoi ? De ce que j'ai acquis ? De ce que j'ai assimilé ? De ce que mon cerveau a retenu? Conneries... A part bosser et tatouer, je n'ai jamais rien foutu... C'est à ça que mon éternité est vouée ? Tatouer ? Sympa le cadeau. Mais vous auriez au moins pu attendre que je profite. Que j'apprenne tout ce qu'on avait à m'apprendre. Me laisser vivre... Me laisser savourer mon adolescence... Mais puisqu'il faut profiter... Je sais c'que je vais faire. Je sais comment je vais me sentir vivante.

La bière coule à flot le long de mon oesophage alors que mes idées se bousculent, toujours un peu plus. Je finis par déposer la bouteille, vide, sur la table, empoignant mon cocktail pour en prendre une gorgée, agrippant mon téléphone que je cale sur mes cuisses, me replaçant dans le fauteuil, mon bras s'accoudant sur l'appui tête de ce dernier, croisant les jambes. Je souris doucement, abasourdie par la musique alors que je m'imprègne de l'alcool. Mon retour à l'hôtel est déjà tout tracé...

Je vais me tatouer. Je suis ici pour m'amuser après tout ! Si tatouer, c'est ma vie, autant que je m'amuse avec ce que j'ai à disposition... J'avais déjà utilisé quelques zones de mes cuisses pour tester mes acquis alors... Autant décorer et sublimer ce corps... Le regard vide, mes lèvres s'imprégnant de l'alcool, les dessins se forment peu à peu dans mon esprit. Déverrouillant à nouveau mon téléphone, j'esquisse un large sourire carnassier, finissant d'un coup mon verre avant de le lâcher dans le fauteuil, me redressant aussitôt en fourrant mon smartphone dans la poche intérieure de ma veste.

Judith semblait moins bien supporter l'alcool que moi. Il faut dire que j'avais sombré dedans il y a quelques années... Empoignant la belle enivrée, je la récupérais doucement par la main, l'entraînant à mes côtés. Traversant la foule en bousculant quelques personnes, je me dirigeais vers la sortie, titubant légèrement. L'air frais me saisit à la poitrine, alors que je levais mon regard vers la lune. Elle était presque au plus haut, et toute sa moitié gauche était visible. Sa lumière était suffisante pour éclairer la ville, bien que les lampadaires fassent magnifiquement le travail. Baissant le regard, j'entreprenais mon retour à l'hôtel.

Les chaînes de mon jean noir, partiellement déchiré, heurtaient ma cuisse à mesure de mes pas, arpentant nonchalamment Bourbon Street. Le bruit de nos talons résonnait de plus en plus à mesure que nous éloignions de cette ambiance festive, nous glissant à l'intérieur de l'hôtel. Agrippant mon trousseau, je glissais la clef délicatement dans la serrure, jusqu'à ouvrir la porte, me faufilant à l'intérieur. Otant mes escarpins pour les prendre à la main, je m'aventurais jusqu'au lit. Y déposant mes affaires, et retirant ma veste, je me contentais de me vautrer en jean et débardeur, Judith faisant de même. Mon regard parcourait son doux visage, qui peu à peu se laissait happer par les bras de Morphée. Me contentant de sourire, je déboutonnais, dézippait mon bas... Puis l'envoyait balader à terre, détaillant du regard le haut de ma cuisse gauche, à peine tatouée.

Je m'emparais de ma fameuse mallette. Nous allions pouvoir commencer... Je m'installais machinalement : préparant les encres, le dermographe... Mais cette fois-ci, pas de stencil, pas même de dessin à même le corps. Enfilant mes gants, j'attaquais le tatouage, le dessin se formant peu à peu à l'aide des images que je m'étais faites. Tenant fermement ma machine de la main droite, j'attaquais l'encrage du haut de ma cuisse. Plus l'encre se figeait en moi, et plus j'atteignais ce stade jubilatoire : je pouvais enfin atteindre cette perfection... Les dessins se formant dans mon esprit étaient identiques à ceux qui se formaient sur ma peau, au détail près... Pas d'explication à donner, pas de détail à revoir, plus de doute, d'appréhension... Tout était si parfait...

L'alcool que j'avais ingéré tout au long de la soirée, en quantité plus qu'imposante, me compliquait quelques-peu le travail. Alors que les aiguilles percutaient ma chair, les saignements étaient plus importants qu'habituellement, bien que très fluides. J'avais par conséquent besoin d'essuyer fréquemment ma peau. Mais peu m'importait... Je tatouais ma chair et y encrait mon esprit. Je ne pouvais rêver mieux...

Mon bras droit et ma cuisse s'endolorissaient légèrement, notamment là où la peau était plus fine, mais également au niveau des os, mais également à cause de la fatigue. Mais cela n'était rien comparée à la joie et l'excitation que j'éprouvais, dermographe en main. L'arrière de la cuisse fut pénible à faire également... Mais je n'avais qu'à m'appliquer un peu plus... Cette douleur que je m'infligeais couplée à la satisfaction du dessin prenant vite... Etonnament, une excitation presque sexuelle me gagnait.

Je ne fis pas de pause. Je considérais ne pas en avoir besoin. J'encrais, essuyait, encrais... Le bourdonnement du dermographe n'était plus qu'un bruit de fond que j'avais finis par oublier, bien que son résonnement soit imposant, en pleine nuit... Et surtout à travers ce silence... La nuit se jouerait entre l'encre, le dermographe, et ma chair, moi. Je gagnerai. Je le voulais... Je le ferai.

Des larmes parcouraient mes joues alors que les aiguilles me percutaient et que l'encre coulait. Je n'avais pas mal, non, rien à voir. Je ne sentais plus vraiment de sensation, ma cuisse était presque anesthésiée. Mais toutes les émotions remontaient en moi, comme s'évacuant pour laisser place à l'encre. Il paraîtrait que les personnes les plus tatouées vivent plus longtemps. Quelle ironie que de se faire tatouer dans mon état d'esprit...

J'étais face à moi-même, seul avec mon instrument. Et je réalisais petit à petit à quel point j'avais mûrie en trois années. A quel point je regrettais finalement de ne pas avoir savouré mon adolescence... C'était ce monde et ses Hommes qui m'avaient transformée. Mais je le regrettais... Pourquoi ne pas m'y avoir laissé, juste un peu... Juste... Encore un peu...

Le jour se levait sur la Nouvelle-Orléans, et je coupais enfin mon dermographe. Je nettoyais cette cuisse, salie par cette encre et ce sang, pour dévoiler une chair noircie par mes propres dessins, et rougie par les coups d'aiguilles. Y appliquant tous les soins nécessaires, m'en occupant comme j'avais si bien appris à le faire, je nettoyais et rangeait tout mon matériel, reclaquant ma mallette pour la ranger à son tour.

Me laissant tomber sur mon lit, je calais mon bras gauche sous ma tête, glissant le droit dans le dos de Judith pour effleurer la demoiselle endormie. Je pouvais sentir mon sang et mon coeur battre, me décrochant un large sourire alors que je fixais la jeune femme partageant mon lit.

Finalement, aurais-je fait ça si j'étais restée celle que j'étais avant ? Aurais-je découvert cette sensation si puissante de pouvoir réaliser tout ce que l'on souhaite, en totale liberté ? Aurais-je rencontré cette poignée de femmes, d'hommes, qui étaient devenus tant pour moi ? J'avais de la chance, finalement, d'avoir grandi trop vite. Je pouvais vivre...

Laissant mes paupières se clore, me nichait contre Judith, calmant ma respiration alors que les larmes coulaient sur mes joues... Demain serait encore une éprouvante journée pour la femme que j'étais devenue...

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#7

11/04/2018 20:12
Albathorn
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Re : Kayla Lawrence, the kinky one.

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Countin' money while my bitches sleep.
Countin' money 'til my niggas eat.

La nuit enrobait Belmont depuis maintenant de longues heures. Darren arpentait les rues de Los Santos alors que je squattais son siège passager. Nous venions de laisser Jahquil avec un jeune homme à la recherche de "bijoux". Et maintenant que la demande avait été cernée, il ne restait plus qu'à la satisfaire. Pour ce faire, et surtout à une heure si tardive, il valait mieux être à plusieurs sur le coup. D'autant plus que la commande n'était pas des moindres. Jahquil se chargeait de réunir le matériel, et nous attendait.

Darren se chargerait d'assurer l'échange : qu'on ne se fasse pas avoir. Jahquil assurerait bien évidemment la transaction en elle-même. Et pour ma part, je serai la trésorière, si l'on peut appeler ça comme ça... A peine arrivés, chacun pris son poste. Darren alla récupérer de quoi sécuriser le tout, alors que je rejoignais Jahquil, déjà posté sur le devant du Bloc A. Pas à parler, il était déjà au courant du déroulement des choses...

-" Darren m'a dit. "

- " Je prendrai et partirai. Ca évitera de se faire niquer... "

- " Il ira pas loin s'il tente d'me niquer. "

Je me contentais d'esquisser un sourire, détaillant rapidement Jahquil avant de reporter mon regard sur la rue, vide. Il tenait fermement son sac alors que nous attendions le retour de l'inconnu, qui ne se fit pas attendre longtemps. C'est sans broncher que notre trio se faufila dans le hall, Jahquil ouvrant la marche, et moi la refermant. C'est à l'intérieur que tout se joua.

- " Tu as tout ce qu'il faut? "

- " J'ai tout mec. "

Jahquil entrouvrit son sac, exhibant la marchandise. Et sans tarder, le jeune homme suivi le mouvement, glissant sa main à l'arrière de son pantalon pour agripper une enveloppe, qu'il me tendit. Me contentant de l'inspecter rapidement, j'hochais la tête avant de déserter le hall, laissant mon comparse se charger de la suite. Un sms à Darren, et je m'éclipsai sur le toit.

Les billets filaient entre mes doigts alors que je constatai non sans un large sourire que le compte était plus que bon. Cette soirée avait été plus que fructueuse. Et quand bien même l'échange s'était déroulé à merveille, avec quelqu'un de confiance... Il était bon de constater qu'être organisés offrait des billets à foison. Et j'avais le meilleur rôle dans cette petite affaire : compter les billets...

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#8

13/04/2018 03:52
Albathorn
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Re : Kayla Lawrence, the kinky one.

vek7.png
If I could act on my revenge, then, oh, would I?
Some kill, some steal, some break your heart,
And you thought that I would let it go and let you walk.
Broken hearts break bones, so break up fast,
And I don't wanna let it go, so in my grave I'll rot...

J'avais roulé. Loin. Le plus possible. J'étais incapable de dire où j'étais. Mais j'étais seule, dans mon véhicule... Faisant face à la lune, qui surplombait sûrement en ce moment même le corps de celle dont je venais d'arracher la vie... J'apposais mes mains sur le volant, y perdant mon regard avant de violemment heurter de mon poing le tableau de bord, hurlant à en déchirer le silence environnant.

Je prenais de grandes inspirations, rivant à nouveau mon regard sur la lune. Je m'étais sentie si libérée en me défoulant sur elle... Mais maintenant... Maintenant, j'étais incapable de retenir ces larmes qui m'échappaient en cascade, chutant au creux de ces paumes qui avaient commis l'irréparable. Etait-ce l'alcool, la drogue dont je dépendais malgré moi, qui m'avaient fait faire ça...? Ou la folie qui me rongeait de toute évidencce et s'installait en moi un peu plus chaque jour?

J'avais profité presque sur un coup de tête de me retrouver seule, en pleine nuit, avec elle, pour l'embarquer à l'autre bout de Los Santos, là où je savais que personne ne l'entendrai crier. Je n'avais pas abimé son corps, pour ne pas blesser son frère plus que de mesure. Mais qu'il avait été bon d'enserrer sa gorge entre mes doigts, la serrer violemment. Et voir ses yeux paniquer, ses lèvres chercher l'air, la vie la quitter peu à peu... Savoir qu'elle disparaissait enfin de ma vie. Que je détruisais ce petit souffle de vie.

J'avais éprouvé tant de plaisir durant l'acte. Quelque chose de malsain, mais de si bon... Et ce n'est qu'en m'éloignant de son corps que j'étais revenue à moi. Que j'avais songé aux réactions. Et aux différentes émotions qui rongeraient Jahquil lorsqu'il l'apprendrait...Gardant mon regard rivé sur la lune alors que je continuais de pleurer à chaudes larmes, les sanglots gagnant ma gorge, je pris le temps de tout lui dire... Car j'en étais sûre, désormais elle m'entendait...

- " Bordel, Angelina... Angelina... Ca aurait tellement pu fonctionner entre nous... Tu le sais, j'en suis sûre mais je... Je suis désolée, il le fallait... Tu sais, ton frère... Je me souviens encore, quand il nous parlait de toi... Des peurs qu'il avait. Des surprises qu'il voulait te faire. A quel point il t'aimait et voulait te protéger... Il t'aime tellement, t'en as même pas conscience... Tu l'écoutais pas... A t'éloigner du bloc, aller traîner ailleurs... Tu as vu ce que ça t'as apporté, hein... Il n'avait plus que toi, et tu l'as fait souffrir... Mais si je t'en ai tant voulu... C'est que... Tu es arrivée au mauvais moment. Avec Abby... Je commençais à croire que je pouvais trouver en elle une amie. Je l'ai convaincue de ne pas te laisser seule. Que tu étais gentille, et qu'il fallait surveiller la petite soeur de Jah'... Résultat, cette pétasse a fait de toi sa 'meilleure amie'. Et Darren... Avec tes airs de gamine naïve et innocente, il ne voyait que toi. On s'est engueulés à propos de toi, t'imagine? Et résultat, résultat... Il revenait de prison. Et j'avais presque envie qu'il y retourne. Parce qu'il s'en branlait de moi, et toi... Toi, t'étais la fouteuse de merde... Alors que... Tu savais... Tu savais pour moi... "

Je laissais retomber mon crâne contre l'appui-tête, cedant à la douleur qui étonnamment s'emparrait de moi, comme rarement auparavant. Une sorte de peine douceureuse...

- " J'commençais à faire confiance... A peu de monde, mais je commençais... A croire en l'humain et... T'as tout ruiné, Angelina, tu comprends...? T'as été l'étincelle d'un putain de trou noir... Tu vois où ça nous a mené? J'avais besoin de me débarasser de toi... Pour évacuer et... Et pour sombrer un peu plus dans la folie qui me ronge... Il ne me reste que Darren et Judith... Qui me font souffrir. Et ton frère... Que je vais faire souffrir, attrocement... Mais tu vois... C'est pas... Pas ma... "

Pas ma faute... Bien sûr que si, c'est de ma faute. Mais tu continueras à briller comme la magnifique lune que tu es sur la nuit d'au moins deux personnes sur cette terre...

Repose en paix, Angelina...



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