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#271 Backgrounds » Monseigneur Jesse Ferranti : Des pieds à la Mitre » 26/10/2018 03:11

Nai
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Mgr Jesse Ferranti

Des pieds à la Mitre


Au commencement d'une nouvelle vie...


Il faisait froid, très froid.
Et l'endroit était sombre, vraiment sombre.
Ma lampe était la seule source de lumière, elle me suivait dans le noir.
Les autres profitaient de mon passage pour chercher leur chemin.
Un seul passage suffisait pour certains, d'autres restaient dans le noir.
Et le lendemain, tout recommençait. Je sortais dans le noir éclairé de ma lampe.
Ils m'attendaient. Puis à nouveau certains trouvaient leur chemin, d'autres restaient perdus dans le noir.

Cette lampe qui m'éclairait, c'était ma foi. La noirceur, c'était la pauvreté, c'est la misère, celle qui ronge un homme, qui le tue, qui le pousse à commettre des actes que l'on regrette quand il est trop tard. C'était la vie des autres, c'est ce qu'ils sont devenus ou ce qu'ils ont toujours été. Chaque fois que je les voyais, je ressentais un grand vent glacial qui me cinglait les jambes et les bras. Je ressentais un grand mal, une grande tristesse, une honte. Oui, je ressentais la honte, celle d'un homme aveuglait qui découvrait la vérité sur ce monde.

Quand je rentrai, je priai le Seigneur, je le suppliai de toutes mes forces. Je lui demandais sa pitié. Mes mots résonnaient à pleine puissance dans cet endroit vide où l'eau potable et l'électricité étaient un luxe. Puis, plus rien. C'était le silence. Quand je me suis retourné, un homme m'est apparut. Il était maigre et torse nu. Il me regardait et il souriait. Comment pouvait-il sourire ? J'étais impressionné par cet homme que je ne pouvais pas comprendre. Pendant plusieurs secondes, il me regardait et je le regardais. Lui souriant, moi stupéfait. Et puis, enfin, des paroles sortirent de sa bouche : « Merci, mon Père ». Qui suis-je, pour qu'il m'appelle mon Père ? Je lui répondis « Vous vous trompez, je ne suis pas prêtre. ». Et puis d'autres mots sortirent de sa bouche souriante : « Ah bon ? Je le pensais... Vous avez la foi, vous êtes généreux avec nous et en plus, vous priez pour nous. Vous avez tout d'un prêtre. ». Puis, il repartit. Moi, je restais là, j'étais choqué que l'on puisse me confondre avec un prêtre. Je ne porte même pas le col romain. J'étais juste un bénévole, je répondais simplement à mon devoir de charité. J'étais simplement un chrétien envoyé loin de chez lui pour soutenir les pauvres et les malades. Rien de plus, rien de moins. Un simple humanitaire catholique qui aimait ses frères et sœurs.


L'APPEL DE DIEU

Voilà maintenant 6 mois que mon action humanitaire en Afrique s'était terminée. J'étais enfin de retour à la maison. J'allais à la messe le vendredi et le dimanche. Je reprenais mes habitudes.

Ce jour-là, nous fêtions l'Immaculée Conception de la Vierge Marie. C'est une fête importante pour les chrétiens. La Vierge Marie est vraiment notre Mère. Sa beauté illumine notre vie. Quand je suis triste ou que je doute, je me tourne vers elle et je lui demande d'intercéder pour moi et mon entourage. En une simple fraction de seconde, elle me redonne la joie et la volonté de continuer.

Le prêtre qui célébrait la cérémonie était le nouveau curé de la paroisse. L'ancien curé était parti à la retraite pendant mon voyage humanitaire... Cela m'attriste un peu, ça faisait quand même 30 ans qu'il égayait la vie spirituelle et sociale du quartier. Mais, cela fait partie de la vie. Nous allons devoir apprendre à connaître le Père William.

Tout le monde se lève. Je me lève. Le son de l'orgue retentit. Les regards se rivent vers les portes de cette église pleine. Le Père William entre accompagnait du diacre et des enfants de chœur. Et puis, la douce voix du chœur de l'église entre en action et nous livre ses plus belles performances vocales. « Marie Immaculée, Étoile du matin ! Choisie avant le début de la création ! », chantait l'assemblée rassemblée pour honorer Marie. Le Père William avance vers l'Autel, le regard rivé sans cesse sur la Croix au loin. Il n'adresse aucun regard à personne.  Certaines personnes semblaient déçues.

« Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit », nous cite le Père William pour nous rappeler qu'il n'agit pas en son nom, mais au nom du Christ. Nous lui répondons sobrement « Amen ».

Puis vient le chant du Kyrie Eleison, chant de la pénitence puis le Gloria, à la gloire de Dieu... Pendant le Kyrie, je ressentais une profonde tristesse. Je n'étais pas triste pour moi, mais pour les autres. Pour ceux que j'ai rencontrés en Afrique et tous ceux qui souffrent. C'était une sensation étrange. La beauté de ce chant me forçait à me concentrer sur les malheurs du monde. Et puis, pendant le Gloria, c'était autre chose. D'un coup, je repensais à ce misérable homme maigre et torse nu qui m'avait confondu avec un prêtre. Je le revois, je revois son sourire. Je revois sa misère, l'environnement dans lequel il vivait. Je le revois, devant moi prononçant ces quelques paroles qui, chez moi, sans qu'il ne le sache, provoquaient un bouleversement et une remise en question du sens que je devais donner à ma vie. J'étais perdu dans mes pensées. Je recommençais à me poser des questions. Pourquoi avait-il prononcé ces mots ? Est-ce qu'il ne s'était pas moqué de moi ? Et, suis-je simplement paranoïaque ? N'en fais-je simplement pas trop pour une simple erreur humaine ? Bon Dieu, pourquoi suis-je en train de me poser de telles questions alors que je dois me concentrer sur le Gloria et sur la célébration ? Mais, est-ce un hasard pour que je sois en train de penser à cela alors que nous chantions la Gloire de Dieu ? Je commençais à me poser des questions sur le sens même de toutes ces questions... Je me sentais ridicule, complètement ridicule. Ce n'était vraiment pas le moment de penser à tout cela. Je devais me concentrer sur la célébration. C'est un jour de fête, Jesse, réveilles-toi !

Je réussis à me libérer de ces pensées, mais malgré tout, les images restent dans ma tête. Je ne fais que les ignorer. Au fil de la cérémonie, je me délivrais de toutes ces images qui me hantaient, je priais et me concentrais sur l'homélie du Père William.

Le dimanche qui suit, je retournais à la messe. Encore une fois, le Père William entrait. Il ne regardait personne. Certains paraissaient, encore une fois, déçus de ne recevoir aucun regard pendant la procession d'entrée. Puis le Gloria retentit, et une nouvelle fois, je repensais à cet homme, à ses paroles, à son environnement... Et une nouvelle fois, je cherchais à oublier, à arrêter de me poser des questions. Je pensais devenir fou. Cela m’insupportait, je ne comprenais pas comment on pouvait être autant ailleurs pendant une messe. C'était une insulte pour moi, qui ai été élevé par une famille pratiquante. Je commençais à craquer. Je devais en parler à quelqu'un et vite. Peut-être, vais-je paraitre pour un fou, mais il faut que je me vide l'esprit et que je me confis. J'attendais la fin de la cérémonie. A la fin, je laissais le Père William adressait ses quelques mots aux personnes qui l'interpellaient. Je l'ai interpellé à mon tour. Nous sommes allés au presbytère, dans son bureau.

C'est le moment le plus difficile dans une vie : se confier. Mais, c'était nécessaire. C'est un prêtre, il pouvait m'aider. Je le savais. Il pourrait me confirmer si j'étais simplement fou ou s'il y avait un message spirituel que je ne cherchais simplement pas à déchiffrer.

Il me demande de m'asseoir. Je m’assois. Il s’assoit sur son siège. J'avais la boule au ventre. Je ne connaissais pas assez bien le Père William. Il me paraissait ennuyant et autoritaire. Il posait son regard sur moi. « Je suis à ton écoute, Jesse. », me répondait le Père William avec une voix peu rassurante. « Père William, j'étais bénévole dans une action humanitaire catholique en Afrique. J'y ai rencontré un homme qui m'avait entendu prier. Il pensait que j'étais un prêtre. Il souriait. Un misérable souriait. Il était maigre, le torse nu. Il n'avait ni eau ni électricité. Son seul pain, c'était celui qu'on lui donnait. Et aujourd'hui, je ne fais que penser à cela. Tout le temps. Je le revois. Je le réentends. Pourtant, c'est une simple erreur humaine. Comme je pourrais demain confondre un client avec un employé des rayons du supermarché. Ce n'est pas l'habit qui fait le moine. Pendant l'Immaculée Conception de Marie, je l'entendais pendant le Gloria. Et encore aujourd'hui, je l'ai entendu. Je commence à me poser des questions. Est-ce que je suis simplement un peu paranoïaque et je cherche des explications pour rien ? Ou est-ce quelque chose de plus profond que je ne cherche pas à entendre ? Et puis... cette idée de venir vous voir, Père William. C'est un autre signe. Celui de me tourner vers l'Église. Je pense, mon Père, ressentir un appel. Je crois que Dieu veut donner un autre sens à ma vie... ». Le Père William hoche simplement de la tête. Il restait silencieux. Pendant plusieurs secondes, je pensais être venu pour rien. « Oui, peut-être. C'est des signes. Quelques-uns. », me répondait simplement le Père William. Il semblait ne pas beaucoup s'intéresser à ma situation. « Que dois-je faire, alors ? », lui répondis-je, en m'attendant à un conseil plutôt qu'une affirmation. « Il faut que le diocèse vous accompagne. Qu'il vous aide à révéler la vérité. Est-ce un appel à devenir prêtre ? Ils répondront avec vous. », me répondait finalement le Père William...

L'idée d'être prêtre était à la fois passionnante pour diverses raisons, mais pour d'autres, cela demandait un sacrifice considérable. Un grand sacrifice, mais tout cela n'est-il pas simplement la conclusion d'une vie de passion pour Dieu ? Dans un monde qui change et qui se laïcise, Dieu appellerait-il peut-être ses derniers grands fidèles pour annoncer sa Bonne Nouvelle ? Il était peut-être temps pour moi d'envisager un nouveau chemin.

Pendant près d'un an, des hommes et des femmes du diocèse, sous l'autorité de l'évêque, m'accompagnaient et m'aidaient à approfondir les preuves de cet appel de Dieu à faire de moi un prêtre. Ils ne savaient pas encore que Jesse Ferranti deviendrait un successeur des apôtres au service d'une communauté déchirée par les guerres ethniques et la pauvreté.

A suivre.

#277 Re : Associations et partis politiques » / » 21/10/2018 21:05

Nai

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ARCHIDIOCÈSE DE LOS SANTOS

L'Église Catholique à Los Santos

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Homélie de Monseigneur Jesse Feranti - Messe du dimanche 21 octobre 2018



« Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. »

Frères et sœurs,

En tant que chrétiens, nous pouvons nous demander comment pouvons-nous vivre notre chrétienté dans une société du pouvoir des classes, des grands et des petits, une société des pauvres et des riches ? L'évangile selon Saint Marc nous répond aujourd'hui à travers la vie de Jésus et les enseignements qu'il a pu transmettre à ses Apôtres.

« Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur » (Marc 10, 42-45), dit Jésus. On dit souvent qu'un chrétien doit être à l'image de Jésus. Jésus n'est pas mort en Roi, il ne s'est pas autoproclamé Roi d’Israël, ni même Roi des hommes. Il est venu en serviteur de l'humanité et s'est sacrifié pour sauver tous les hommes. « Il n'y a pas plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. » (Jean 15:13)

Pour la Gloire de Dieu, nous sommes appelés à être de grands serviteurs de l'humanité. La grandeur ne réside pas dans notre capacité à être meilleur ou plus puissant que quelqu'un d'autre, mais dans notre aptitude à nous aimer les uns et les autres et dans nos actions tout au long de notre vie : comment puis-je, par mes gestes, mon comportement, mes actions, que ce soit au travail, dans la rue, dans mes responsabilités publiques ou privées et même chez moi, être le serviteur de l'intérêt commun ?

Sachons dans notre quotidien écouter ces paroles de l’Évangile « Qui s'élève sera baissé, qui s'abaisse sera élevé » (Luc 14:11), parce que ce n'est pas dans la compétition que nous serons dans la Gloire, mais c'est uni ensemble derrière Jésus, notre Seigneur et notre Sauveur.

† Mgr Jesse Ferranti

#278 Re : Associations et partis politiques » / » 20/10/2018 20:33

Nai

Messe dominicale du 21 octobre 2018
A 21h15 en l'église de Jefferson.

#281 Re : Associations et partis politiques » / » 17/10/2018 10:46

Nai

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ARCHIDIOCÈSE DE LOS SANTOS

L'Église Catholique à Los Santos

Communiqué : Lancez avec nous le hashtag #SaveYourChurch


Le 17 octobre 2018


Monseigneur Jesse Roger Ferranti, archevêque de Los Santos, a annoncé que ces prochaines semaines l'Archidiocèse de Los Santos s'engagera dans une grande campagne d'appel aux dons dans tous les quartiers et villages du comté de Los Santos. Il a également rappelé la situation financière de l'Église qui dépend uniquement des donations des fidèles en raison du principe de la séparation de l'Église et de l'État.

Cet appel aux dons né d'un besoin urgent. Par exemple, l'Église n'est aujourd'hui plus en capacité financière de faire fonctionner ses services d'aides aux personnes démunies et aux personnes exclues. Mgr Ferranti appelle à la solidarité et à la générosité de la population catholique et non-catholique afin que l'Église puisse à nouveau aider toute personne dans le besoin, sans distinction de race, de religion, de sexe ou de nationalité. L'Église accepte les dons d'objets et les dons en dollars.

Les dons en objets pourront être redistribués aux personnes dans le besoin, ou servir à l'organisation d'événements caritatifs au profit de l'Église, comme par exemple des tombolas.

Par ailleurs, l'Église doit également se fournir un véhicule pour pouvoir se déplacer partout dans le comté, voire à l'extérieur, afin d'aller à la rencontre de toute personne qui la requière, comme par exemple les personnes seules, les personnes malades, les personnes en fin de vie, les prisonniers ou tout simplement, des policiers ou des pompiers qui appellent les services de l’aumônerie. Le clergé doit avoir la possibilité de se déplacer : le contact, l'écoute et l'accompagnement de la communauté dans toutes épreuves de la vie, c'est son premier rôle.

L'Église doit notamment pouvoir payer les salaires des employés pour son bon fonctionnement et pour l'entretien des églises.

Mgr Ferranti a aujourd'hui lancé le hashtag #SaveYourChurch. Il invite chaque internaute à le propager sur les réseaux sociaux pour contribuer à cet appel aux dons et toucher le plus de personnes. Plus nous serons mobilisés, plus rapidement l'Église pourra reprendre toutes ses activités spirituelles, humanitaires et sociales.



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